Table of contents

1. I.

2. Contexte

ans les faits, le 31 décembre 2019, s'est déclenchée dans la région de Wuhan en Chine la maladie à coronavirus 19 (dorénavant la Covid-19). Celle-ci s'est rapidement propagée à travers le monde et a fait de nombreuses victimes. A ce jour (21 janvier 2021), l'on dénombre plus de 2,058,227 décès à l'échelle mondiale et 95,321,880 de cas enregistrés depuis sa survenue malgré les mesures barrières et de confinement mises en place dans les pays (OMS, 2020). S'agissant précisément des pays de la CEMAC, l'on dénombre à ce jour 59 179 cas et 898 décès (World0meter, 2021) La lutte contre cette pandémie a favorisé l'instauration de plusieurs mesures et des décisions qui semblent cependant impactée négativement sur l'économie mondiale. Pour illustration, de nombreuses révisions économiques ont été faites. Le FMI (2020) prévoit par exemple une baisse du taux de croissance économique mondial de 0,3 point, passant de 3,3 à 3% cette même année. Il prévoit une baisse de 6, 1 % du taux de croissance dans les pays avancés et 1% dans les pays émergents et en développement. De même, il prévoit une contraction de 1,6% 2 en Afrique Subsaharienne. Quant à L'OMC (2020), le commerce chuterait entre 13% et 32% en 2020. En outre, l'UNCTAD 3 (2020) prévoit une révision des gains des plus grandes entreprises multilatérales et suggère que les flux d'investissement direct étrangers pourraient baisser entre 30% et 40% courant 2020-2021. Cette révision à la baisse des prévisions affecte toutes les régions du monde.

Au plan théorique, la question des impacts de la covid-19, a fait l'objet de nombreux débats pluridisciplinaires. Dans le domaine économique, de manière générale, une quasi-unanimité semble émerger sur les effets négatifs de la Covid-19 bien que des aspects avantageux peuvent être relevés. Pour illustration, les travaux de Bizoza et S iboman (2020). révèlent que, le commerce extérieur et les PME devraient être négativement affectés par la Covid-19. Maliszewska et Mattoo (2020) trouvent que, l'économie mondiale devrait enregistrer une baisse du produit intérieur brut de 2% par rapport à la référence mondiale, de 2,5% pour les pays en développement et de 1,8% pour les pays industriels. Par ailleurs, ils indiquent que les baisses sont près de 4% inférieures à la référence mondiale dans une pandémie amplifiée.

De manière singulière, les pays de la CEMAC 4 , sont à cet effet confrontés à des impacts négatifs de la Covid-19 pour au moins deux raisons. La première raison, est liée au fait que les pays de la CEMAC sont fortement dépendants des recettes pétrolières. Cependant, le prix du pétrole a enregistré une forte baisse. La deuxième raison est liée au fait que comme dans tous les pays du monde, les pays de la CEMAC ont fermé leurs frontières terrestres, aériens maritimes et routières paralysant ainsi, le tourisme, le commerce et les recettes fiscales. Face à ce contexte marqué par une contraction de la demande et une réduction de la productivité, une question émerge: quels sont les effets macroéconomiques de la pandémie de covid-19 sur les pays de la CEMAC ? II.

3. Problématique

De nombreux travaux ont tenté d'expliquer les dysfonctionnements intervenus au sein des économies du fait des pandémies. Ces implications économiques de la flambée sont généralement appelées "Coronanomics" (Eichengreen, 2020), ou encore le "Cygne noir" (Petro, 2020). Suivant la vision macroéconomique, la covid-19 est une pandémie à grande échelle dont les effets se font sentir dans des économies entières ou dans des régions plus vastes pour deux raisons. La première tient au fait que l'infection est elle-même répandue, et la seconde à l'idée que le commerce et l'intégration des marchés (marché des capitaux et/ou du travail), finissent par propager le choc économique au-delà des frontières.

Sur le plan théorique, les effets de covid-19 peuvent être étudiés dans le cadre d'une part des théories qui ont mis en évidence les effets négatifs des pandémies ou des catastrophes naturelles sur l'économie et dans le cadre du modèle DA-OA notamment la théorie néo-keynésienne des chocs d'offre et de la demande d'autre part. Par exemple, Peckham (2013) et Jordà et al. (2020) étudient les effets macroéconomiques des pandémies à partir de la théorie des transmissions des crises.

4. Selon

cette approche, les effets macroéconomiques des crises sont le produit de la contagion issue de la propagation du choc sanitaire d'un pays à un autre. Toutefois, deux courants s'opposent sur cette transmission des crises. D'une part, les partisans des théories contingentes qui montrent l'existence d'un phénomène de contagion pendant une crise particulière (Kaminsky et Reinhart, 1999) et d'autre part, les défenseurs de la théorie non contingente des crises qui remettent en cause cette existence en expliquant la transmission des chocs par les interdépendances normales entre les pays (Masson, 1999; Forbes et Rigobon, 2002).

Le modèle DA-OA est quant à lui le modèle de base d'études des fluctuations économiques (Mankiw, 2013). Par hypothèse, les pandémies peuvent être ressenties comme des chocs transitoires à la baisse du taux naturel sur de tels horizons. Par exemple, Baldwin et Tomiura (2020) analysent les effets potentiels de la pandémie de la covid-19. Ils soulignent qu'elle est à la fois un choc de demande et un choc d'offre. Du fait d'une pandémie, des chocs de demande négatif (la modification à la baisse des richesses des individus ou encore la baisse voire la stagnation des dépenses publiques de l'État) déplacent la courbe DA vers la gauche entrainant un ralentissement de l'activité économique. De plus, des chocs d'offre négatif tels que la hausse des prix des matières premières accroît les coûts de production et réduit la quantité que les producteurs sont disposés à offrir à n'importe quel niveau de prix, ce qui déplace la courbe d'offre agrégée de court terme vers la gauche, entraînant un ralentissement de l'activité économique.

Sur le plan empirique, l'impact économique de la covid-19 peut être abordé sous deux prismes. Le premier met en évidence les effets sur les objectifs de la politique économique résumé dans le carré magique de Nicholas Kaldor à savoir la croissance économique, la stabilité des prix, le chômage et l'équilibre extérieur. Le second prisme analyse les effets sur les différents marchés à savoir le marché des biens et services, le marché du travail, le marché des capitaux ou des fonds prêtables, le marché de la monnaie et financiers. Nous privilégions la deuxième option dans le cadre de cette présentation. L'analyse de ces effets se fera, par ailleurs, à l'aide d'un parallèle avec les effets économiques des catastrophes naturelles ou des pandémies passées. Sur la loi de Walras, nous abordons l'effet sur les trois premiers marchés Premièrement, il existe un quasi-consensus de l'effet du covid-19 sur le marché des biens et services. Mckibbin et Fernando (2020) trouvent une chute de l'économie américaine de 4.8% au cours du premier trimestre avec une contraction de 5% au cours de la même année. La Commission Européenne (2020) estime pour elle un déclin de 7.25% du PIB en 2020, avec tous les pays tombant dans la récession. A travers un choc tel que vécu à cause de la covid-19, la demande d'investissement est susceptible de diminuer, car la pénurie de main d'oeuvre dans l'économie supprime le besoin d'investissements élevés. Du fait du confinement, les agents économiques peuvent subir les effets de la covid-19. Les agents vont connaître une baisse du niveau de leur consommation habituelle entraînant une baisse de leur bien-être, une baisse voire une stagnation de leur revenu et donc de leur pouvoir d'achat notamment pour des pays où les agents vivent au jour le jour. Les entreprises vont enregistrer une baisse de leur profit due la baisse de la production, une augmentation de leurs coûts de production, etc.

Deuxièmement, l'effet de la covid-19 sur le marché des capitaux est avéré. Ces effets peuvent être observés aussi bien sur le marché des capitaux internes (marché du crédit bancaire, marché de l'assurance) ou sur le marché des capitaux internationaux (transferts des fonds des migrants, Investissements Directs Etrangers). En effet, de par leurs natures, les banques sont vulnérables en période de récession économique à cause de la probabilité des prêts non-performants et la possibilité de banqueroute dans des cas extrêmes. Leoni (2013) trouve par exemple que la propagation du VIH dans les pays en développement est associée à des fortes augmentations de la rotation des dépôts. Il attribue cela à la nécessité de payer les traitements individuels forçant des retraits de dépôts à grande échelle. Dans la même veine, Lagoarde et Leoni

5. Méthodologie

Dans le cadre de ce travail, nous analysons les effets de la covid-19 dans les pays de la CEMAC à partir des faits stylisés recueillies des projections, des estimations et des scénarii du Fonds Monétaire International (FMI, 2020). Les données qui ont permis ces analyses proviennent des statistiques des autorités nationales de la CEMAC et de la BEAC. Il revient à cet effet de procéder à une analyse descriptive fondée sur ces estimations. Analyse des Effets de la Covid-19 sur les Économies de la Cemac Avant d'analyser les effets proprement dits, nous jetons un regard sur les mécanismes par lesquels la covid-19 peut affecter les économies de la CEMAC.

6. a) Les canaux de transmission de la covid-19

L'analyse des effets économiques de la covid-19 sur les économies de la CEMAC peut se faire à l'aide de ses différents canaux de transmission. En effet, perçue comme un choc, la covid-19 peut affecter l'économie à travers une action sur les différentes composantes de la demande globale. En nous inspirant d'un modèle simple d'économie ouverte, trois canaux de transmission de la covid-19 peuvent être relevés à savoir le canal de la demande international et du prix des matières premières, le canal du financement international et le canal de l'offre et de la demande intérieure.

En matière de commerce international, les pays de la CEMAC sont fortement dépendants des pays actuellement touchés par la pandémie à savoir l'Europe et la Chine. Les exportations demeurent très peu diversifiées et sont constituées principalement de produits primaires. La baisse de la demande des principaux partenaires commerciaux et l'effondrement actuel des cours des matières premières impactent sur le volume et la valeur des exportations, l'équilibre du compte courant et des finances publiques.

Les pays de la CEMAC pour le financement de leur économie bénéficient des ressources extérieures de plusieurs sources. Il s'agit notamment des emprunts et des dons (partenaires bilatéraux et multilatéraux), des émissions de bonds, des investissements directs étrangers et autres financements directs et des transferts de migrants. A titre d'illustration, les dons et les emprunts extérieurs ont représentés en moyenne 15 % de l'ensemble des ressources budgétaires des Etats. Ainsi, le ralentissement observé actuellement dans les pays avec la montée du chômage, la baisse des revenus des populations, l'accroissement des charges financières et des partenaires bilatéraux réduisent le volume des financements extérieurs. Toutefois, des financements d'urgence comme ceux de la Banque Mondiale peuvent compenser éventuellement la baisse des ressources extérieures. L'effet sur les transferts des migrants est réel. La persistance actuelle de la crise affecte les capacités financières de la diaspora.

Les effets actuels de la crise touchent l'économie de la région en affectant l'offre de production locale. En effet, le tissu productif local dépend des inputs importés et les biens de production comme les machines-outils. Avec les frictions actuelles que connait la chaine de distribution internationale et l'arrêt de la production dans plusieurs pays, les entreprises locales dépendantes seront impactées ainsi l'offre locale manufacturière. De même, on assiste à une contraction de l'offre intérieure à la suite de l'effritement de la demande intérieure.

En effet, la perte du revenu des ménages du fait des licenciements et du confinement, la baisse des transferts des migrants et la réduction de la commande publique en lien avec la réduction des ressources de l'Etat conduit à une baisse de la demande ce qui a une conséquence sur les services et notamment la branche du transport, du tourisme etc? b) Impacts de la covid-19 sur les économies de la CEMAC i. Impacts négatifs sur les recettes pétrolières L'expansion de la COVID-19 à l'échelle mondiale a suscité d'innombrables changements. Ces changements ont eu pour objectif de limiter à la mesure du possible le niveau de contamination de la pandémie. S'il est difficile d'évaluer avec certitude l'efficacité des mesures de confinement et des mesures barrières adoptées dans les différents pays tels que le soulignent les experts, il n'en demeure pas moins que ces mesures ont contribué à limiter la propagation de cette pandémie (OMS, 2020). Au regard des décisions prises pour contenir la pandémie, l'économie mondiale a été confrontée à un ralentissement des activités. Ce ralentissement est à l'origine d'arrêt d'activités dans certains secteurs, un ralentissement d'activités dans d'autres et enfin des dépôts de bilan par ailleurs. Les pays de l'Afrique subsaharienne en général et ceux de la CEMAC en particulier ont été confrontés à ce choc économique. Plusieurs canaux de transmission ont favorisé ce choc économique. Sans être exhaustif on peut citer, la chute des prix de pétrole et la chute des recettes touristiques. Au sujet de la chute des prix du pétrole, le ralentissement de l'activité économique mondiale a entrainé une baisse de la demande de pétrole, ce qui a eu pour effet la chute des prix du pétrole. Tel que le montre la figure 1 ci dessous, le prix du pétrole a atteint son plus bas niveau depuis plusieurs années.

Selon les estimations du PREF-CEMAC (2020), les pertes de recettes pétrolières devraient atteindre 992,5 milliards de FCFA. Par ailleurs, cette dégradation des prix du pétrole entrainerait une baisse de recettes budgétaires d'au moins 0.5% du PIB et une baisse des dépenses publiques à hauteur de 0.9% du PIB. D'autres pertes devraient être enregistrées. Notamment les pertes liées au tourisme. En effet, tous les pays du monde ont procédé à la fermeture de leurs fronctières. Cette décision a favorisé l'arrêt des transports aériens, la fermetures des hôtels et la réduction des échanges commerciaux. Ce qui nécessairement a eu un impact négatif sur les finances publiques. Car, ces pays devraient renoncer aux recettes liées aux taxes à l'hebergement, la restauration, et les activités de service.

ii. Impact négatif de la COVID-19 sur la croissance économique dans la CEMAC La COVID-19 a eu des effets drastiques sur l'économie réelle. De manière globale, les projections du FMI (2020) révèlent que les pays de la CEMAC en 2020 enregistreront un recéssion économique. En effet, le taux de croissance projetté pour 2020 se situe à -3.7% soit un niveau de recession comparé à l'année 2019 où les pays de la CEMAC ont enregistré un niveau de croissance positive de 2%. Cette performance économique négative est plus importante que celle enregistrée par les pays de l'Afrique Sub saharienne (ASS) en générale, qui se situe à -3.2%. De nombreux facteurs sont susceptibles d'expliquer cette recéssion. En effet, il s'agit de la réduction des activités liées à l'exploitation du pétrole et les activités non pétrolières. Selon les statistiques, les rendements des activités petrolières dans la CEMAC seront de 8% moins important que ce qui avait été envisagé avant la covid-19 du fait de la chute des prix. Cette chute a favorisé la contraction de la demande et la faible mobilisation des recettes pétrolières. Ce qui justifie le fait que la croissance économique soit plus impactée négativement dans les pays tels que le Congo et la Guinée Equatoriale qui affichent des structures économiques faiblement diversifiées. Les performances négatives qu'affichent la croissance petrolière soient -2.6% en 2020 contre 2 % en 2019 dans la CEMAC, confirment les effets négatifs de la COVID-19. S'agissant des composantes non pétrolières, il ressort que cette recéssion économique est tributaire à la réduction des recettes fiscales. En effet, les statistiques nous indiquent qu'avant la COVID-19, les projections des recettes fiscales étaient estimées à 17.5% du PIB. Les nouvelles projections quant à elles nous soulignent que les revenus fiscaux pourraient s'élever à 15.1% du PIB. Soit une réduction des recettes fiscales de 2.4% du pib. Cette perte fiscale est la résultante de la fermeture et l'arrêt des activités dans plusieurs secteurs de l'économie à l'instar du tourisme, du transport aérien et du commerce extérieur.

iii. Impact négatif de la COVID-19 sur la dette extérieure L'expansion de la COVID-19, a entrainé un creusement de la dette publique dans la CEMAC en 2020, les projections du FMI indiquent que la dette publique s'élevera à 38.6% du PIB. Soit une augmentation de la dette de 6.8% du PIB. Cette augmentation de la dette publique est corrélée à une perte de 6 252 milliards FCFA du PIB dans la CEMAC tel que l'illustre la figure 3 4). Cette réduction des exportations a été principalement marquée dans le secteur pétrolier. En effet en 2020, les exportations pétrolières s'élèveront à 13.4% contre 20% en 2019. Ainsi, l'observation de ces statistiques nous renseigne que la baisse des recettes d'exportation de pétrole ne serait que partiellement compensée par une baisse des importations, à la suite d'une baisse de l'activité et de la demande intérieure. Le solde du compte financier resterait globalement stable, en partie grâce à l'émission précédente d'euroobligations par le Gabon. Tout en supposant une augmentation significative des financements extérieurs exceptionnel, les réserves extérieures devraient enregistrer une légère augmentation en 2020, bien en deçà des projections et objectifs précédents d'environ 2,3 milliards d'euros à fin 2020. Néanmoins, compte tenu de la réduction projetée des importations de biens et services, la couverture des réserves des importations resterait à environ 3.5 mois des importations de l'année pour 2020. Ceci rejoint les travaux de Maliszewska et al. (2020), pour qui, la pandémie du covid-19 a augmenté les coûts du commerce international des importations et des exportations de 25%.

V.

7. Recommandations de Politiques Économiques

Les impacts négatifs de la Covid-19 sur les économies des pays de la CEMAC, nécessitent la mise en oeuvre des politiques économiques adéquates. La présente étude formule plusieurs recommandations:

Figure 1.
(2013) développent un modèle théorique qui montre que la probabilité d'un effondrement du secteur bancaire d'un pays en développement augmente à mesure que la prévalence conjointe de groupes de pandémies augmente. Une grande partie des institutions de microfinance et les prêts bancaires aux pauvres subissent des pressions pendant les épidémies car, tous les membres des groupes subiront des pressions, le choc global (Skoupas, 2003). De même, les travaux de Jordà et al. (2020) indiquent qu'à moyen et long terme la covid-19 entrainera une récession économique avec des taux de rendements réels sensiblement déprimés. 2020). Une pandémie de grippe devrait entraîner: une baisse de la main-d'oeuvre à différents degrés dans différents pays en raison d'une augmentation de la mortalité et des maladies; une augmentation du coût des affaires; un déplacement des préférences des consommateurs des secteurs exposés; et une réévaluation du risque pays à mesure que les investisseurs observent les réponses des gouvernements (McKibbin et Sidorenko, 2006). Toutefois, malgré la compression des effectifs, la covid-19 peut aussi favoriser le développement du télétravail. III.
Figure 2.
Figure 3. ?
Year 2021
Volume XXI Issue I Version I
( ) B
Global Journal of Management and Business Research
4
2
5

Appendix A

Appendix A.1

Appendix B

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Notes
4.
CEMAC est la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale regroupe six pays qui sont le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Centrafrique, la Guinée Equatoriale, et Tchad. La CEMAC compte à ce jour 593 décès (OMS, 2020)
2
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5.
En dehors de la République CentrafricaineBibliographie
Date: 2021-03-15