# Introduction e développement rapide des nouvelles technologies de l'information et de la communication a impacté tous les secteurs. Dans le monde entier, tous les réseaux d'interaction des industries ont été améliorés. Dans les pays en développement particulièrement, des secteurs jusqu'ici inexplorés comme la santé et les banques ont eu accès à des facilités de transactions et à des services fluides (Asongu et Odhiambo, 2019;Scornavacca et Hoehle, 2007). Aujourd'hui encore, comme le précisent Fox et Van Droogenbroeck (2017) en martelant la « désintermédiation métiers 1 Dans les pays développés, les banques ont intégré les technologies financières au même titre que les acteurs des dites technologies sur les plateformes de prêts en ligne. Les banques de détail adoptent ainsi une stratégie mixte centrée sur le mobile pour garder leur avantage tout en améliorant l'expérience des clients », dans la quasi-totalité des pays du monde, la facilité des transactions est devenue le principal moteur de l'économie à travers le développement des applications mobiles. En conséquence directe, les attentes et les habitudes des consommateurs de services financiers vont évoluer et en réponse, les fournisseurs, particulièrement les banques et les sociétés de télécommunications vont de plus en plus se lier aux services financiers sous forme de « banques virtuelles » ou de « banques mobiles » pour leur offrir de meilleurs services. La banque mobile ou « mobile banking » est perçue comme un canal de communication innovatif qui lie les clients et la banque au moyen d'appareils portables (Akturan et Tezcan, 2012;Shih et al. 2010). La banque mobile peut ainsi être considérée comme une application de mobile donnant accès aux clients à leurs comptes bancaires via des téléphones mobiles (plus souvent via des smartphones) et une possibilité d'effectuer des transactions telles que la consultation de leurs comptes, le transfert d'argent, le paiement et la vente d'actions (Alafeef et al. 2012; Lee et Chung, 2009). The paradox of high penetration of mobile telephony and low consumption of mobile banking services raises questions. For this reason, after a literature review, we used a logit regression on a sample of 156 respondents. The main findings of the study indicate that the need for help with the use and the frequency of deposits and withdrawals negatively affect adoption. Moreover, the frequency of checking the account balance, the number of banks with which the customer is related and the evaluation of the quality of the application are positively affecting the adoption of mobile banking. un important taux de pénétration du mobile. On pouvait déjà noter en 2008, un taux de pénétration de 93% en Afrique du nord et 60% en Afrique subsaharienne, pour un taux de pénétration global de 65% pour le continent (ITU, 2008 ;EIB, 2018). La plupart des populations pauvres ou des zones rurales sans accès aux services bancaires se sont ainsi repliées sur des moyens qui rendent accessibles et facilitent les transactions. Selon EIB (2018), en Ouganda et en Tanzanie, la moitié de la population adulte utilise la banque mobile ou le portefeuille mobile et seulement 30% au Rwanda. En Afrique Centrale, la banque mobile est moins développée à cause de la réglementation qui interdisait aux établissements de crédit la création de monnaie électronique. Les banques de la sous-région ont digitalisé leurs services dans un contexte de changement rapide matérialisé entre autres par la forte croissance du Mobile money (Orange Money, MTN Mobile money) et les attentes de la clientèle en termes de temps de réponse. A cet effet, un rapport du Fonds Monétaire International de 2018 révèle que, sur la quatorzaine de banques présentent au Cameroun, seulement cinq banques avaient implémenté une application de banque mobile. Les consommateurs effectuaient exclusivement leurs opérations aux guichets et seul 2% utilisaient la banque mobile au moins une fois la semaine. Ces chiffrent contrastent avec le taux de pénétration de la téléphonie mobile de près de 87% en 2017 et de l'internet par téléphone mobile de 98% (ART, 2018). L'on s'interroge donc sur le faible taux d'adoption de la banque mobile au Cameroun contrairement à ceux de certains pays développés et même, ceux d'Afrique. Surtout qu'il faut préciser avec Nsouli et Schaechter (2002), le moindre coût pour la banque des opérations de mobile banking relativement à celles effectuées dans un guichet 3 3 L'utilisation du mobile banking par les clients de banque entrainerait une réduction des coûts car une opération ordinairement effectuée en agence serait 50 fois moins coûteuse à la banque si elle est effectuée en ligne . L'objectif de ce papier est d'identifier les facteurs explicatifs de l'adoption du mobile banking au Cameroun. L'on va donc analyser les variables liées à l'intention d'utilisation telles l'effort requis et l'influence sociale (Venkatesh et al., 2003) et les variables démographiques telles que l'âge, le sexe ou encore le niveau d'éducation (Crabbe et al., 2009) et aussi l'expérience passée. La deuxième partie de ce papier présente la revue de littérature, la troisième, la démarche méthodologique et la quatrième partie, les discussions et une conclusion. # II. # Innovations Financières: Fondements Théoriques du Mobile Banking Le mobile banking trouve son fondement théorique dans la littérature relative aux innovations financières. De ce fait, nous nous intéresserons tour à tour à la théorie sur les innovations dans le secteur des banques et à la revue de la littérature sur les déterminants de l'adoption du mobile banking. L'OCDE (2005) décrit l'innovation comme la mise en oeuvre (implémentation) d'un produit (bien ou service) ou d'un procédé (de production) nouveau ou sensiblement amélioré, d'une nouvelle méthode de commercialisation ou d'une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques d'une entreprise, l'organisation du lieu de travail ou les relations extérieures. Dans le secteur de la finance, le développement technologique dans le domaine des télécommunications et du traitement de l'information a favorisé l'émergence d'innovations financières en termes de produits et services bancaires, mais aussi de processus de production. L'innovation financière est ainsi définie comme une innovation de produit ou innovation organisationnelle qui entraine une réduction de coûts ou de risques pour les banques ou une amélioration du service pour tout le secteur financier (ECB, 2003). Frame et White (2009) la définissent comme une nouveauté qui réduit les coûts, réduit les risques ou une amélioration d'un produit ou service qui satisfait mieux les attentes des intervenants du système financier. L'innovation financière vise ainsi à assurer la complétude de marchés incomplets, à résoudre les problèmes d'agence ou d'asymétrie d'information, la réduction des coûts de transactions, marketing ou de recherche ou la réponse à un changement en matière fiscale ou de réglementation. Les banques se servent des innovations financières comme une variable stratégique, d'un côté pour répondre à une demande de diversification, et d'un autre côté, pour assurer leur pérennité sur le marché. Frame et White (2009) recensent trois 3 catégories d'innovations financières: les nouveaux produits ou services, les nouveaux processus et les nouvelles formes organisationnelles. L'innovation financière de produits ou services survient lorsque certaines caractéristiques individuelles de produits sont changées, ou que leur combinaison est modifiée (De Boissieu, 1983). Ainsi, l'innovation de produit est une extension de la gamme des produits financiers. # b) Le mobile banking: une réponse au développement technologique Le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication a entrainé des profondes mutations et a imposé aux entreprises en général, et aux banques en particulier, un nouveau mode de fonctionnement. L'innovation a favorisé cette adaptation en permettant aux banques non seulement d'augmenter leurs profits, de réduire leurs coûts de transaction, de recherche et de marketing, mais également de faire face à la concurrence et de réduire les risques liés à l'intermédiation financière ou plutôt de les transférer à d'autres ou encore de contourner la réglementation (Asli, 2012). Le mobile banking, réponse aux attentes des consommateurs est aussi un canal de communication innovant par le biais duquel le client peut interagir avec une banque à travers l'utilisation d'un téléphone mobile (Shih et al., 2010) Le mobile banking en tant qu'innovation présente des atouts aussi bien pour la banque que pour le client de la banque. Pour la banque, les atouts du Year 2020 ( ) mobile banking sont liés à la concurrence, aux attentes de la clientèle, aux coûts de distribution, revenus et l'image de la banque. (Tiwari et al., 2006).Le développement technologique et la globalisation ont en effet rendu possible pour les banques d'offrir leurs services sur des étendues géographiques de plus en plus vastes sans avoir besoin d'ouvrir des agences physiques et employer plus de personnel. La banque produit ainsi des biens immatériels qui de plus en plus se commercialisent par le biais de réseaux d'ordinateurs et de téléphones mobiles. Cette opportunité implique que la banque a accès à de nouveaux marchés, mais elle se voit aussi concurrencer sur le sien. Il est donc nécessaire de conserver sa clientèle tout en acquérant de nouveaux. Par ailleurs, la banque est confrontée de plus en plus à des clients qui maitrisent la technologie et sont de plus en plus mobiles. La banque répond donc à cette évolution en proposant des services de mobile banking. Le mobile banking peut également aider à améliorer la productivité de la banque, rendant ses processus opérationnels efficients afin de réduire ses coûts. Tout d'abord, les processus de collecte, traitement et transmission des données par les employés de la banque peuvent être remplacés par des processus automatisés 4 c) Littérature théorique des déterminants de l'adoption du mobile banking . Ensuite, le mobile banking permet aussi à la banque d'offrir des services personnalisés de conseil en temps réel. Ces services peuvent être centralisés afin de bénéficier d'économies d'échelles. Enfin, la diversification des canaux de distribution permet de réduire les coûts d'opportunités liés à un disfonctionnement d'un canal de distribution. Les théories et modèles qui traitent de l'adoption s'intéressent aux facteurs qui favorisent l'adoption à l'échelle de l'individu. Ces théories et modèles sont principalement: la théorie de l'action raisonnée, le modèle d'acceptation de la technologie et la théorie unifiée de l'acceptation et l'utilisation de la technologie. # La théorie de l'action raisonnée (TAR) Cette théorie est basée sur le concept de l'attitude comme prédisposition qui s'apprend, de répondre de manière favorable ou défavorable avec consistance, en relation avec un objet défini (Fishbein et Ajzen, 1975). L'attitude est considérée ici comme: ? Une prédisposition, vue comme une variable latente qui influence le comportement et ne peut donc pas être observée directement. ? La consistance des réponses. ? Apprise et un résidu de l'histoire passée de l'individu. La théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991), va plus loin en considérant que, les individus ne sont pas susceptibles de développer une intention d'agir ou de se comporter s'ils ne croient pas avoir les ressources ou opportunités nécessaires pour le faire. Ceci même s'ils disposent des attitudes favorables envers le comportement et estiment que les membres de leur entourage approuvent le comportement. La théorie du comportement planifié introduit donc le concept du contrôle comportemental perçu. Le contrôle comportemental traduit la perception des conditions qui facilitent l'usage de certaines ressources comme les technologies de l'information et de la communication. Ainsi, la théorie du comportement planifié prend en compte des facteurs de contrôle comportementaux et sociaux. La théorie de l'action raisonnée et la théorie du comportement planifié ont servi de base à d'autres modèles théoriques. # Les modèles d'acceptation de la technologie (MAT) Le modèle initial est développé par Fred D. Davis en 1986 et met en évidence l'utilité perçue et la facilité d'utilisation perçue comme les deux déterminants de l'attitude envers la technologie. Cette théorie constitue une adaptation de la théorie de l'action raisonnée pour modéliser l'acceptation des systèmes d'information par les utilisateurs. En concordance avec la théorie de l'action raisonnée, le modèle d'acceptation de la technologie met en avant l'influence des croyances sur les attitudes qui ont une influence sur l'intention. Cependant, à la différence de la théorie de l'action raisonnée, le modèle de l'acceptation de la technologie fait abstraction des normes subjectives comme antécédent de l'attitude. Une autre différence est que l'intention de comportement est influencée par l'utilité perçue en plus de l'attitude envers l'utilisation. (Ibanescu, 2011) L'utilité perçue se définit comme le degré auquel une personne pense que l'utilisation d'un système pour une tâche améliorera sa performance. La facilité d'utilisation perçue désigne le degré auquel une personne pense que l'utilisation d'un système ne nécessitera pas trop d'efforts. La facilité perçue est fonction de variables externes, par exemple, des variables liées à la qualité du système. Les deux déterminants que sont la facilité d'utilisation perçue et l'utilité perçue, ont une influence directe et positive sur l'attitude. La simplicité du modèle, sa généralité et le fait d'arriver à des valeurs de la variance expliquée satisfaisantes ont rendu très populaire l'utilisation du MAT pour de nombreuses études (Ibanescu, 2011). La théorie unifiée de l'acceptation et l'utilisation de 5 , la familiarité 6 avec le mobile banking, la normalité 7 Le coût constitue également un déterminant important dans la décision d'adoption du mobile banking. En effet, au-delà des coûts liés à l'acquisition des situations et les assurances structurelles des institutions comme déterminants de la confiance. 5 Elle fait allusion aux raisonnements rationnels en termes de coûts et bénéfices dans une relation. Les clients ont confiance aux applications de mobile banking s'ils croient que les banques n'ont aucun avantage à briser la confiance de leurs clients. 6 La familiarité est la compréhension basée sur des interactions passées et de l'apprentissage de quoi, où, quand et pourquoi les autres posent leurs actes. La familiarité augmente le degré de confiance et la compréhension du fonctionnement du mobile banking du fait des expériences passées. 7 La normalité situationnelle désigne le fait que la situation apparaisse comme normale ou coutumière. Si un processus sur mobile apparait comme similaire à celui dans une agence, la confiance s'accroit. En plus, les utilisateurs perçoivent l'application de mobile banking comme facile à utiliser lorsque leurs connaissances passées du fonctionnement des services bancaires restent inchangées. des nouvelles technologies, les adoptants font souvent face à des coûts cachés (Hanafizadeh et al., 2014) L'utilité perçue est captée par l'évaluation de la qualité de l'application de mobile banking(RTGAPP). Plus l'utilisateur est satisfait de l'application de mobile banking, plus grande est l'utilité perçue (Bankole et al., 2011); l'utilité perçue a une influence significative sur l'adoption (Gu et al.,2009 ;Raza et al., 2017). La facilité d'utilisation perçue est captée par la variable qui indique le besoin d'aide pour l'utilisation de l'application (ABLT3); les individus qui jugent avoir les compétences nécessaires pour utiliser les services de mobile banking démontrent une plus grande intention d'adopter le mobile banking que ceux qui jugent avoir moins de compétences nécessaires (Jeong et Yoon, 2013). La variable aurait donc une influence négative sur l'utilisation du mobile banking. Le risque perçu est opérationnalisé par la variable RSKAPP mesurée par une échelle de Likert # DEMARCHE METHODOLOGIQUE La familiarité avec la banque est liée à la confiance et influence positivement l'adoption du mobile banking (Gu et al., 2009). Nous avons eu recours à des variables de contrôle notamment, la possibilité d'essai de l'application (TRYAPP) qui favorise l'adoption du mobile banking en réduisant l'incertitude (Rogers, 1995). Nous avons 3 variables liées au niveau d'information du client sur l'application qui influence positivement l'adoption car le mobile banking est relativement nouveau dans plusieurs pays (cas du Cameroun) et plus le client est informé, mieux il perçoit l'utilité du mobile banking (Raza et al., 2017) # . Ces variables sont l'information par la banque (INF), l'information par une connaissance (PSINF) et l'information sur l'existence de l'application mobile (APP). La variable à expliquer étant qualitative à 2 modalités, un modèle de régression logistique est envisagé et il s'écrit de la façon suivante : ln[(??????????=1/??)(??????????=0/??)]=??0+??1.????????????+??2.??????????3+??3.????????3+??4.??????????1+??5.????????????+??6.?????????? +??7.????????+??8.??????+??9.????????????+??10.??????+??11.??????+??12.????????+??13.????????????+ ? Avec: Ln [(??????????=1/??)(??????????=0/??)] : Logit de la variable d'utilisation du mobile banking RTGAPP : évaluation de la qualité de l'application de mobile banking OPHBT3 : fréquence de consultation du solde en compte ABLT3 : besoin d'aide à l'utilisation du mobile banking OPHBT1 : fréquence de l'opération de dépôts/retraits NBBNKS : nombre de banques dont l'individu est client PSINF : information par une connaissance sur le mobile banking ANCT : ancienneté en tant que client de la banque APP : information sur l'existence d'une application de mobile banking RSKAPP : degré de risque perçu INF : information par la banque sur le mobile banking AGERNG : âge du client SEXE : genre du client TRYAPP : essai de l'application de mobile banking ???? : coefficients des variables explicatives ??0 : terme constant ? : terme d'erreur Nous pouvons récapituler nos variables d'analyse dans le tableau ci-dessous: Nous présentons tour à tour les résultats statistiques et économétriques obtenus. # a) Résultats de l'analyse statistique Les résultats présentés ici portent sur la répartition des répondants suivants différents critères afin de mieux appréhender notre échantillon d'étude. Ainsi, l'échantillon est composé de 131 répondants parmi lesquels 54,2% d'hommes et 45,8% de femmes l'effectif total. S'agissant de l'âge, on constate que la tranche d'âge la plus représentée est celle des personnes ayant entre 20 et 35 ans avec 73% de l'effectif total. La seconde tranche la plus représentée est celle allant de 36 à 55 ans avec 21,4%, suivie de la tranche des personnes âgées de plus de 55 ans qui compte 5 individus soit 3,8%. Les moins de 20 ans présentent l'effectif le plus faible soit 0,8% de l'effectif total L'ancienneté en tant que client de la banque se situe en moyenne autour de 5,34 La fréquence des opérations de retraits/dépôts a une influence négative sur l'adoption du mobile banking tandis que l'ancienneté de la relation banqueclient n'a pas un effet significatif sur l'adoption du mobile banking par les clients des banques au Cameroun. Par ailleurs, le nombre de banques avec lesquels le client entretient une relation influence positivement l'adoption du mobile banking. Ceci peut s'expliquer par le fait que l'utilisation des applications de mobile banking offre une facilité dans la gestion des opérations avec les différentes banques. Ce résultat est en accord avec les travaux de Brown et al. (2003) qui citent l'influence significative du nombre de services bancaires sur l'adoption. De plus, les facteurs démographiques que sont l'âge et le sexe n'ont pas d'effet significatif sur l'adoption du mobile banking au Cameroun, ce qui va à l'encontre des travaux de Crabbe et al. (2009), qui ont trouvé que l'âge et le genre ont un impact sur l'adoption du mobile banking; les jeunes hommes étant plus susceptibles d'adopter le mobile banking au Ghana. L'information par une connaissance joue également un rôle significatif sur l'adoption du mobile banking par les clients des banques de notre échantillon. Au regard des résultats obtenus à la suite de l'analyse menée, nous pouvons envisager d'en tirer des enseignements utiles pour les responsables au sein d'établissements bancaires au Cameroun. En vue de favoriser l'adoption du mobile banking par leurs clients, les banques peuvent agir suivants plusieurs axes. Concernant leur application de mobile banking, elles doivent s'assurer que ces applications répondent aux exigences de leurs clients en termes de qualité. Cette qualité peut revêtir plusieurs aspects notamment l'absence de bugs, un design attractif, la facilité d'effectuer des opérations ou encore la consommation d'énergie et de volume de données internet. Pour s'assurer de cette qualité, la banque peut effectuer des enquêtes auprès des utilisateurs, enregistrer et traiter les critiques des utilisateurs sur les plateformes de téléchargement de l'application de mobile banking ou sur les réseaux sociaux. Sur le plan de la communication, la banque doit activement communiquer aux clients l'existence de l'application de mobile banking et ses différents avantages. En ciblant les clients qui viennent fréquemment en agence pour consulter leur solde en compte, la banque peut les informer du confort qu'offre le mobile banking de faire les mêmes opérations sans avoir à se déplacer. Les clients doivent également être incités à essayer l'application de mobile banking en agence, ceci avec un double objectif, d'une part, les familiariser avec son fonctionnement et la démarche pour effectuer les différentes opérations courantes; D'autre part, repérer les difficultés, questions et réserves en vue d'améliorer l'application de mobile banking. En outre, les clients se sentant capables d'utiliser l'application pour leurs opérations sans besoin d'aide sont plus susceptibles, par la suite, de continuer à l'utiliser. Enfin, en vue de multiplier les canaux d'information sur l'application de mobile banking, la banque peut inciter les utilisateurs à en parler avec leurs connaissances. Un non utilisateur est plus susceptible d'adopter si une connaissance le lui conseille ou encore peut lui servir de guide pour la première utilisation. V. # Conclusion S'agissant de la revue de la littérature, il ressort que l'analyse du mobile banking trouve son fondement dans les théories relatives aux innovations financières. A cet effet, la théorie de l'action raisonnée, le modèle d'acceptation technologique et la théorie unifiée de l'acceptation et l'utilisation de la technologie ont été présentés. L'application de ces modèles dans diverses études révèlent que l'âge, le sexe, le niveau de revenu, la confiance, le risque perçuet la connaissance peuvent être autant de facteurs explicatifs du mobile banking. La recherche des facteurs explicatifs du mobile banking au Cameroun s'est faite à l'aide d'un modèle logit sur la base d'un échantillon de 156 individus interrogés. Les résultats de cette analyse montrent que les facteurs sociodémographiques n'ont pas d'effet sur l'adoption du mobile banking. Elle est plutôt principalement fonction de l'information mise à la disposition des clients, de la facilité d'utilisation de l'application et de la fréquence de consultation du solde du compte. L'analyse pourrait être davantage approfondie en interrogeant un échantillon plus grand et en analysant le sujet dans l'optique des banques. L'objectif principal du présent travail était de ressortir les facteurs d'adoption du mobile banking par la clientèle des banques dans un pays en développement, le Cameroun. En effet, en dépitdes avantages en termes de flexibilité et de mobilité qu'offre le mobile banking, la clientèle des banques camerounaises effectue les opérations presque exclusivement auprès des agences et environ 2% uniquement utilisent le mobile banking. Le travail s'est ainsi appesanti sur deux principaux aspects : d'une part, sur une revue de la littérature théorique et empirique des déterminants du mobile banking et d'autre part, une analyse a été faite dans le cadre du Cameroun. 1![Paradoxalement et ce, malgré son faible taux de bancarisation, le contexte africain se caractérise par . La banque mobile se présente alors dans ce contexte comme un élément important de la stratégie des banques pour répondre à la menace des technologies financières. Parmi les grandes banques nationales et les coopératives de crédit aux Etats-Unis, les leaders du mobile banking affichent un taux d'adoption relativement faible (Fiserv, 2017) qui peut souligner des réticences quant à l'adoption de la banque mobile. Author ? : Université de Douala-ESSEC. e-mail: tatigaelle@yahoo.fr Timba Analyse de l'Adoption du Mobile Banking dans une Economie en Developpement: Une Application au Cameroun Abstract-The paper analyses the factors that explain the adoption of mobile banking services in a developing country.](image-2.png "2C 1 2") ![à 4 modalités ; il influence négativement l'utilisation du mobile banking (Cruz et al., 2010). Les facteurs démographiques sont opérationnalisés par les variables sexe (SEXE) et âge (AGERNG). La variable sexe possède 2 modalités (masculin et féminin); la variable âge est de type catégoriel avec 4 classes. La familiarité avec la banque est représentée dans le modèle par les variables suivantes: ? La fréquence de dépôts / retraits (OPHBT1) ? La fréquence de consultation du solde en compte (OPHBT3) ? L'ancienneté en tant que client (ANCT) Analyse Del'adoption du Mobile Banking dans une Economie en Developpement: Une Application au Cameroun III.](image-3.png "C") Lesdéterminants directs de l'utilisation sont l'intention Riquelme et Rios (2010) intègrent le modèle ded'utilisation et les conditions facilitatrices. Comme l'acceptation de la technologie et théorie de la diffusionvariables modératrices, le modèle propose le sexe, de l'innovation et questionnent 600 répondantsl'âge, l'expérience et le contexte d'usage (volontaire ou utilisateurs du mobile banking de Singapour. Ilsobligatoire). mobilisent les équations structurelles pour leur analyseLa performance escomptée est définie comme et concluent que l'utilité perçue, les normes socialesle degré auquel une personne croit que l'utilisation d'un sont des facteurs cruciaux influençant l'adoption dusystème particulier l'aide à accroitre sa performance. Ce mobile banking.concept est fondé sur cinq concepts principaux que En se basant sur la théorie du comportementsont: l'utilité perçue, la motivation extrinsèque, planifié et le modèle d'acceptation de la technologie,l'adéquation à la tâche, l'avantage relatif et les résultats Sripalawat et al. (2011) interrogent des répondants enescomptés. Thailande. Ils combinent le modèle d'acceptation de laL'effort requis prend racine dans trois concepts technologie et la théorie de l'action planifiée. Leurque sont la facilité d'utilisation perçue, la complexité et résultat indique que les normes subjectives constituentla facilité d'utilisation. Il est significatif que ce soit dans le facteur le plus déterminant, l'utilité perçue étant leun contexte discrétionnaire ou obligatoire. second et l'auto-efficacité, le troisième.Le concept d'influence social est défini comme Dans le but d'améliorer le pouvoir prédictif desle degré auquel un individu perçoit comme important le modèles et théories de l'adoption du mobile banking,fait que d'autres croient qu'il devrait utiliser la plusieurs études mobilisent des extensions desnouveauté. Pour Venkatesh et al., les influences sociales modèles et théories connus en intégrant d'autresont un impact sur le comportement individuel grâce à variables aux modèles. C'est ainsi que Gu et al. (2009)trois mécanismes : la conformité, l'internalisation et introduisent la confiance comme facteur ayant un effetl'identification. Ces mécanismes n'ont pas d'effet sur l'intention d'utilisation du mobile banking. Leur étudesignificatif dans un contexte discrétionnaire mais utilise comme modèle théorique le modèledeviennent significatifs dans un contexte obligatoire. d'acceptation de la technologie de Davis et desCeci s'explique par le souci de conformité dans le équations structurelles pour l'analyse des données. Lacontexte obligatoire qui est une réponse à la pression confiance fait référence à la croyance d'un individu quesociale. les autres auront un comportement en accord avec sesLes conditions facilitatrices constituent le attentes. L'analyse se base sur la confiance calculéequatrième déterminant de l'usage des technologies. Ceconcept est défini comme le degré auquel unepersonne croit à l'existence d'une infrastructureorganisationnelle et technique qui vient en soutien de lanouvelle technologie. Il prend racine dans trois conceptscentraux : le contrôle comportemental perçu, conditionsfacilitatrices et la compatibilité ayant comme facteursmodérateurs l'âge et l'expérience. Ces concepts sontopérationnalisés de façon à inclure les aspectstechnologiqueset/ouorganisationnelsdel'environnement visant à faciliter l'utilisation d'unetechnologie. (Abdou, 2015)Au-delà des modèles et théories sur l'adoptionde la technologie, de nombreuses études empiriquesprésentées, mettent en exergue des facteurs d'adoptiondu mobile banking.d) Littérature empirique des déterminants de l'adoptiondu mobile bankingla technologie Venkatesh et al. (2003) vont aller au-delà du modèle d'acceptation de la technologie et proposer la théorie unifiée Wessels et Drennan, (2010), concluent à une relationnégative entre les coûts perçus et l'intention d'utilisationdu mobile banking. Ainsi, plus le coût d'utilisation perçudu mobile banking est élevé, moins il sera utilisé. Pour Jeong et Yoon (2013), les clients ont besoin non Tableau 1: Récapitulatif des facteurs d'adoption du mobile bankingAuteur(S) Sulaiman et al.Annee 2007Modele TAMseulement de téléphones adaptés mais aussi de Facteur(S) D'adoption services de connexion sans fil pour utiliser le mobile banking. Le fait que les coûts pour accéder aux services Age, sexe, niveau de revenu et éducationGu et al.2009UTAUTmobiles soient plus élevés que pour les services internet ConfianceYang2009Modèle de mesure de Raschpar câble, les considérations financières peuvent influencer le comportement des clients. Un individu Vitesse de transactions, Réductions spéciales sur les frais de transactionsWessels et Drennan2010TAMayant des ressources financières importantes peut manifester une intention d'utilisation du mobile banking Coûts perçusJeong et Yoon2013TAMplus prononcée qu'un individu ayant des ressources Téléphones adaptés, Services de connexion sans fil, coûtsHanafizadeh et al. Raza et al.2014 2017TAM UTAUTfinancières faibles. Yang (2009) a employé le modèle de mesure de Rasch pour questionner 178 étudiants d'une Risque perçu des plus grandes universités du sud de Taiwan. Il trouve que la vitesse des transactions et des réductions Résistance, risque perçu et connaissanceLes déterminants théoriques et empiriques de l'adoption du mobile banking ainsi présentés, la suite du travail traite de la méthodologie utilisée.spéciales sur les frais de transactions favorisent l'adoption du mobile banking. Tandis que la sécurité et les frais de souscription inhibent l'adoption. Raza et al. (2017) complètent ces résultats àtravers une étude sur de nouveaux déterminants de laLes données sur lesquelles porte notre analyse sont issues d'un questionnaire administré à un échantillon de156 répondants clients de banques qui possèdent une application de mobile banking téléchargeable. Le taux de réponse est de 85,62%, soit 131 réponses exploitables. Le questionnaire administréfacilité d'utilisation perçue et de l'utilité perçue issues du modèle d'acceptation de la technologie et leur impact sur l'intention d'utilisation du mobile banking. Ils questionnent 300 utilisateurs du mobile banking au Pakistan et introduisent comme nouveaux facteurs: la résistance, le risque perçu, la connaissance.à cet effet porte aussi bien sur les informations d'ordre? L'innovation conduit à un changement de la vie degénéral (sexe, tranche d'âge, type de téléphonel'individu. L'adoption de l'innovation est unpossédé, nombre de banques dans lesquelles leprocessus qui nécessite un changement desrépondant est client), les aptitudes technologiques, leshabitudes et façons de faire; il crée une résistancerelations avec la banque et l'utilisation du mobileconsidérée comme une réponse naturelle aubanking.changement.Plusl'adoptionnécessiteAfin déterminer l'influence d'un ensemble ded'ajustements, plus elle rencontre de résistance. Lafacteurs sur l'adoption du mobile banking au Cameroun,condition nécessaire pour encourager les individusla variable à expliquer retenue pour notre modèle està adopter les nouvelles technologies telles que lel'utilisation du mobile banking (UTAPP). Elle est utiliséemobile banking est la satisfaction de leurs besoinspour matérialiser l'adoption du mobile banking. C'estet diminution de leur résistance.une variable à 2 modalités que sont l'utilisation ou la? Le risque perçu est le degré auquel une innovationnon utilisation du mobile banking.est jugée comme risquée. Le risque est inhérent auxLes variables explicatives quant à elles sontinnovations et les technologies ont un niveau declassées en deux catégories, les facteurs d'ordrerisque qui leur est associé. Le risque est plus enpersonnel, d'une part et la relation avec la banque,rapport à la perception de l'individu qu'uned'autre part.caractéristique du produit. Hanafizadeh et al. (2014)suggère que le mobile banking est associé avec plus de risques du fait de la connexion à distance et l'offre de transactions monétaires sécurisées conduirait au succès du mobile banking. De ce fait, le risque perçu jugé élevé entraine une attitude défavorable de l'individu envers le mobile banking. ? De cette équation, il est possible de faire lesobservations suivantes:? L'évaluation de la qualité de l'application mobile(RTGAPP) par le client est une variable dépendante significative au seuil de 1% ; son coefficient est positif ce qui signifie que plus l'évaluation est favorable, plus cela induit l'utilisation de l'application mobile. En calculant l'exponentiel du coefficient estimé qui est de 2,849, on obtient un Odds ratio ou côte de 17,23 ce qui indique que l'amélioration de l'évaluation de l'application d'une unité confère environ 17 fois plus de chances d'utiliser l'application mobile de la banque. ? La fréquence de consultation du solde du compte (OPHBT3) est significative au seuil de 1% ; son coefficient est négatif ce qui indique que moins le client consulte le solde de son compte, moins il y a de chances d'utiliser l'application de mobilePar ailleurs, parmi les 131 répondants, 37 individus (28,24%) utilisent l'application mobile de leur banque parmi lesquels 19 hommes et 18 femmes. Les non utilisateurs sont constitués de 52 hommes et 42 femmes soit un effectif total de 94 (71,76%). On note également que sur l'échantillon étudié, la majorité des utilisateurs (27 individus) du mobile banking de notre échantillon en termes d'effectif ont entre 20 et 35 ans. Par ailleurs, une autre relation de dépendance relativement forte s'établit entre l'essai et l'information par la banque sur l'application de mobile banking. En effet, environ 36% des non utilisateurs de notre échantillon n'ont pas connaissance de l'existence de l'application de mobile banking de leur banque.banking. ? La variable ABLT3 qui représente le niveau d'aideb) Résultats de l'analyse économétriquerequis pour utiliser l'application de mobile bankingest significative au seuil de 5%; son coefficientestimé est négatif (?1,528) indiquant ainsi que plus Résultats de la régression logistique le besoin d'aide à l'utilisation est élevé, moins il y ade chances que l'application soit utilisée.UTAPP ? La fréquence de dépôts /retraits (OPHBT1) est Coef. St.Err. t-valuep-value[95% Conf Interval]SigAgerng Sexe significative au seuil de 5% ; le signe du coefficient 2.784 1.955 1.42 0.713 1.046 0.68 Tryapp -3.892 2.578 -1.51 estimé de la variable est positif ce qui implique que Rtgapp 2.849 0.801 3.56 le moins fréquentes sont ces opérations, plus les Ophbt3 -1.274 0.461 -2.77 chances d'utiliser l'application de mobile banking Ablt3 -1.528 0.749 -2.04 sont élevées. Inf 0.962 2.366 0.41 ? Le nombre de banques dont l'individu est client App 1.059 3.653 0.29 représenté dans notre modèle par la variable Ophbt1 0.947 0.451 2.10 NBBNKS est significative au seuil de 10% ; son Nbbnks 1.796 0.929 1.93 signe positif indique que plus le nombre de Psinf 4.233 1.543 2.74 banques avec lesquelles le client est en relation est0.154 0.495 0.131 0.000 0.006 0.041 0.684 0.772 0.036 0.053 0.006-1.047 -1.337 -8.945 1.279 -2.177 -2.995 -3.674 -6.101 0.064 -0.025 1.2084.420 -0.371 -0.061 1.831 3.617 7.2586.615 2.764 1.161 5.599 8.220*** *** ** ** * ***Anct élevé, plus il a de chances d'utiliser l'application de -0.165 0.161 -1.030.305-0.4810.150Rskapp mobile banking.-0.0470.533-0.090.930-1.0920.998Constant ? La variable représentant l'information par une -18.580 8.581 -2.170.030-35.399-1.761***Meandependent Var connaissance (PSINF) est significative à 1% ; le 0.282Sd Dependent Var0.452Pseudo R-Squared signe positif de son coefficient estimé indique que 0.781Number Of Obs131.000Chi-Square l'information par une connaissance augmente la 121.871Prob> Chi20.000Akaikecrit. (Aic) probabilité d'utilisation de l'application de mobile 62.083Bayesiancrit. (Bic)102.336*** ??<0.01, ** ??<0.05, * ??<0.1 banking.Le modèle est globalement significatif au seuil ? = 5% c'est-à-dire qu'au moins un des paramètres estimés est significativement différent de zéro au seuil ? = 0,05; La statistique ? 2 nous indique que le modèle est significatif. Nous avons également un pseudo-R² de 78,1%, traduisant le fait que les variables explicatives choisies pour ce modèle expriment l'utilisation de La qualité d'ajustement du modèle peut être appréciée par le test de Hosmer-Lemeshow (voir annexe 1). Le khi-deux à 8 degrés de liberté n'est pas significatif au seuil de 5%, il n'existe donc, d'après l'hypothèse nulle, pas de différences significatives entre les valeurs de l'échantillon et celles prédites par le modèle établi.l'application de mobile banking par les clients des banques de notre échantillon à 78,1%. Au total nous observons 6 variables significatives ; au seuil de 1%, 3 variables sont significatives, deux le sont au seuil de 5% et une au seuil de 10%. Les résultats économétriques de ce modèle nous permettent de réécrire notre modèle de la façon suivante:© 2020 Global Journals Analyse Del'adoption du Mobile Banking dans une Economie en Developpement: Une Application au Cameroun D'aprèsTiwari et al. (2006) une transaction qui coûte environ 1$ en agence, coute 0.5$ par téléphone et seulement 0.01$ si elle est réalisée par mobile. © 2020 Global Journals * DAbdou Les facteurs individuels et organisationnels affectant l'acceptation du e-learning :étude empirique au sein d'une structure bancaire 2015. 2017 Université de Pau et des Pays de l'Addour Thèse. ART Observatoire Annuel du marché des communications électroniques * Mobile banking adoption of the youth market: Perceptions and intentions UAkturan NEt Tezcan Marketing Intelligence & Planning 30 2012 * Influence of demographic factors on the adoption level of mobile banking applications in Jordan MAlafeef DSingh KEt Ahmad Research Journal of Applied Sciences 6 2011 * The adoption of mobile banking in Malaysia: The case of Bank Islam Malaysia erhad HAmin MHamid SLada ZEt Anis International Journal of Business and Society 9 2 2008 * Open innovation: quels enjeux pour le secteur bancaire? 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